Ça marche pour l’escalier

Je ne peux pas attendre une minute de plus : il faut que je vous montre l’escalier que les menuisiers ont installé aujourd’hui dans le gîte. Un escalier sur mesure en pin massif qui a été fabriqué en atelier et transporté sur le chantier en trois morceaux dans un camion.

Avant de faire des découpes ou des trous définitifs, les artisans ont présenté les différents morceaux à leur place et il a bien fallu se rendre à l’évidence : les murs n’étaient pas franchement droits. Il allait falloir ruser pour insérer l’escalier dans son emplacement.

Ils ont commencé par poser le morceau du bas, le plus grand, en le maintenant avec des cales et un étai (posé à l’horizontale entre la marche inférieure et le bas du mur en face).

Ils ont ensuite démonté les éléments de l’angle et du morceau du haut pour ajuster les marches afin de compenser les légers décalages dus aux murs pas très droits. On voit bien les rainures qui accueilleront marches et contre-marches.

Dans le même temps, les menuisiers ont installé le garde-corps sur la mezzanine. Il est simple et sobre et assorti à la rambarde de l’escalier. Au départ, le menuisier avait prévu quelque chose de plus moderne, avec des tubes en inox, mais je lui ai fait changer pour un look plus « campagne chic » qui correspond à la déco que je souhaite pour le gîte.

Les finitions sont très soignées, avec des caches en bois massif tout autour de la mezzanine (pour cacher l’épaisseur du parquet) et pour boucher les orifices des vis.

Il leur reste deux-trois bricoles à faire, et notamment poser un cache en MDF sous le bois pour masquer la tranche du parquet et les lambourdes.

Il faut que je peigne ce petit coin (après l’intervention du plaquiste pour boucher le trou qui reste sur la droite). J’utiliserai la même peinture ivoire qu’ailleurs.

Et voilà la bête dans toute sa splendeur.

Il y a encore des protections en carton sur les marches pour amortir le passage des forçats du bricolage (c’est-à-dire moi, à partir de demain) jusqu’à ce que je vernisse le parquet en haut et l’escalier dans la foulée.

Plein les mirettes.

 

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Chaux devant !

Les maçons ont fini leur intervention sur le chantier du gîte : ils ont creusé des tranchées et installé une nouvelle fosse septique (deux de 4000 litres, en fait) et un filtre à sable de plus de 50 m2 pour l’épandage – je vous en épargnerai la description, j’ai posté quelques photos ici et .

Ils ont aussi ravalé la façade du gîte, et ça, c’est autrement plus photogénique ! Voilà comment on avait laissé la façade avant l’arrivée des pelleteuses (c’est la photo d’accueil du site internet du Clos Lafayette). Mi-crépie, mi-décroûtée, avec un peu de béton.

Les maçons ont donc commencé par entièrement décroûter la surface puis ils ont passé un puissant coup de tuyau d’arrosage pour nettoyer entre les pierres. Ils ont ensuite appliqué une première couche de bâtichaux assez grossière sur toutes les parties en pierres apparentes. Il fallait attendre que ça sèche, mais ça séchait pas vite. Déluge.

On avait le choix de recouvrir ou pas d’enduit les pierres qui constituent le cadre de l’ancienne porte de la grange, et on a choisi de les recouvrir : c’était plus pratique pour assurer une étanchéité parfaite tout autour de la grande baie vitrée et puis ça évitait d’avoir à créer de fausses pierres au-dessus de la porte fenêtre de la chambre.

Sous la deuxième couche de bâtichaux, les maçons ont collé une sorte de tulle en plastique sur les pierres de taille pour que l’enduit adhère plus facilement. Cette deuxième couche a été lissée plus précisément, mais est toujours d’une couleur assez grisâtre.

Ambiance Dexter à l’intérieur de la cuisine …

La couche de finition est la même que celle qui jointoye le mur en pierres sèches de la grande pièce : une mixture de sable de la Dore (une rivière du Puy-de-Dôme) et de chaux appliquée et lissée à la taloche. La couleur est plus beige que la sous-couche.

Pendant ce temps-là, une autre équipe faisait l’enduit chanvre sur le pourtour de la baie vitrée à l’intérieur. C’est un enduit chaux qui est amendé de chanvre en vrac pour faire un isolant très efficace, et pratique sur des petits murs comme ça. A vrai dire, il manque une couche de finition de 5 mm (toujours sable-chaux, comme le mur adjacent et la façade), ça sera donc moins jaune et complètement assorti au reste.

Et voilà la façade terminée et à peu près sèche. Le rendu est très sympa et intemporel, ni trop moderne ni trop rustique, avec ses détails de brique, d’alu anthracite et de galva.

 

Ce qu’il reste à faire devant le gîte :

- fixer les luminaires sur la façade ;

- créer une terrasse et l’aménager ;

- végétaliser les abords ;

- nettoyer les huisseries.

 

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Entrer dans la lumière

Les travaux dans la grande grange avancent par paliers, et on est actuellement dans une période relativement faste. Il faut dire qu’après le placo et les portes au mois de décembre, il ne s’était pas passé grand chose sur le chantier du grand gîte.

L’entreprise de couverture est donc venue en milieu de semaine dernière pour installer les Velux et construire la structure qui supportera le plafond.

Arrivés le mercredi, les deux installateurs se sont d’abord attelés aux ouvertures des Velux côté jardin (qui éclaireront les deux chambres). Ils ont détuilé les zones adéquates pour accéder à la charpente.

Il a ensuite fallu découper les chevrons pour pouvoir installer les ouvertures, en prenant soin de réserver l’espace nécessaire aux Velux avec des cadres de bois.

Les couvreurs ont ensuite replacé les ardoises qu’ils avaient retirées puis ils ont installé les cadres en alu anthracite tout autour des Velux.

Le résultat est super beau, très discret depuis l’extérieur alors que la lumière entre à flots à l’intérieur. (On peut voir qu’il y a un reflet sur la vitre de gauche, j’ai eu 2 secondes de doute en croyant que la vitre était brisée …)

Le deuxième jour, les couvreurs ont installé le 3e Velux (qui donne sur l’arrière de la grange) et qui éclairera la salle d’eau. Ils ont également déposé la petite lucarne et utilisé quelques unes des ardoises qu’ils avaient enlevées ailleurs pour reboucher le trou.

Deuxième partie de l’intervention des couvreurs : la construction d’une structure en bois qui supportera le plafond, également en bois côté salon et cage d’escalier et en placo dans les chambres et la salle d’eau.

La proposition de l’architecte était de faire un plafond courbe partout. Après quelques recherches sur le net, j’ai opté pour la configuration « moitié-moitié » (je n’avais pas envie de plafond courbe dans les petites chambres, ça aurait fait bizarre).

Les couvreurs ont donc construit des arcs courbes en bois pour fixer leurs lambourdes. Ils ont dessiné un gabarit au sol, directement sur la dalle, pour fabriquer leurs pièces en bois puis ils les ont fixées aux endroits nécessaires.

Du côté de l’étage, la partie qui arrive en haut de l’escalier est en plafond courbe et la chambre qui est en face est en plafond plat, il fallait donc les deux types de structures. Les couvreurs ont mis des « demi-arcs » côté escalier et des pièces droites côté chambre (la deuxième chambre et la salle d’eau ayant elles aussi des plafonds plats).

Le résultat est époustouflant. J’en ai eu les larmes aux yeux, tant le rendu fait « fini » et matérialise le futur plafond. En plus, c’est super beau !

Plein les mirettes …

On voit dans cet axe le plafond courbe au-dessus de la cage d’escalier et le plafond plat au fond (au-dessus de la future salle d’eau).

Dans cet axe, le plafond courbe à gauche au-dessus du salon et à droite au-dessus de la cage d’escalier (et du petit palier). Au deuxième plan à gauche et au fond, le plafond plat des futures chambres. Les futures cloisons et l’isolation laisseront la charpente apparente en-dessous des plafonds (l’isolation sera de la ouate de cellulose insufflée).

Le petit bout de mur entre le plafond courbe et la baie vitrée sera isolée au chanvre puis recouvert du même enduit à la chaux que le mur en pierres sèches. Même chose pour le bout de poteau à droite et le reste de l’encadrement de la baie vitrée.

C’est beau … je suis contente, ça prend forme ! L’alliance de la pierre, de la chaux, du bois et de l’alu anthracite nous assure une belle base sur laquelle créer la déco. Ça commence à prendre tournure dans mon esprit … à suivre …

 

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Merci !

Dans le rétro : la grange prend forme

Dans la rubrique « Dans le rétro », je reprends in extenso certains des articles les plus populaires de mon ancien blog. Histoire de s’en (re)mettre plein les mirettes …

 

Je savais que les travaux de la grande grange commençaient le mardi suivant le week-end de Pâques, il fallait donc que tout soit vidé avant l’arrivée des maçons. Avec de l’huile de coude, 2-3 allers-retours à la déchetterie et des bras musclés, le pari a été réussi.

Parce que ça piaffait à l’extérieur …

Pendant ces 4 premiers jours de boulot (on peut dire 3 jours d’ailleurs, parce que le mardi, ils sont juste passés faire le point sur le matériel à amener, je ne les ai même pas entendus), nos camarades maçons n’ont pas chômé.

Ils ont entièrement décaissé la grange, sur les 60 mètres carrés de surface et sur une bonne quarantaine de centimètres de profondeur.

Dans le même temps, ils ont percé et/ou agrandi plusieurs ouvertures, sur le devant de la grange mais aussi à l’arrière : des fenêtres et une porte-fenêtre qui donnera dans la chambre accessible aux personnes handicapées (à gauche). La fenêtre la plus proche de la porte de grange donnera dans le coin cuisine du gîte.

Les maçons peuvent utiliser l’électricité grâce à un câble tiré de la maison par l’électricien. Il s’est branché dans la cave et a installé un boitier directement dans la grange. Pour l’eau, il y a un robinet derrière la maison auquel ils ont fixé un tuyau d’arrosage qui remplit un bidon au fur et à mesure de leurs besoins.

Je prends plein de photos tout au long du chantier. Je les posterai au fur et à mesure des changements significatifs comme des petites avancées : il y a toujours quelque chose à voir sur un chantier !

+ d’actu … vu de ma fenêtre …

Il pleut des cordes. Les travaux ont l’air d’avancer. Je ne me suis pas approchée : j’ai pris ces photos depuis la véranda. La fenêtre la plus proche de la grande porte semble en bonne voie : le pourtour en ciment est terminé et les pierres ont été replacées au-dessus.

A côté, la porte-fenêtre et la petite fenêtre sont toujours étayées. Il faut encore remettre les pierres au-dessus de la porte. J’avais vu hier que les ouvertures donnant de l’autre côté ont également été percées et une tranchée creusée pour enfouir les canalisations en PVC.

 

 

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