Restanque à l’Auvergnate

En Provence, une restanque est un muret en pierres sèches qui permet d’étager un terrain en pente et de cultiver de la vigne ou des oliviers.

(image trouvée ici)

En Auvergne, une restanque est un muret en pierres sèches qui permet d’utiliser un tas de caillasses qui encombrent un jardin tout en faisant joli au pied d’un érable.

L’histoire a commencé quand ma soeur Mathilde était en vacances de Pâques à la maison avec mes neveux Adam et Landry. Alors que j’étais occupée à brûler des branchages dans l’incinérateur, elle a trouvé que le tas de cailloux n’était plus à son goût.

Les pierres issues du décaissement de la grange avaient été entassées à ma demande en vrac au pied de l’érable par les maçons, car j’avais déjà dans l’idée d’aménager ce coin avec un petit mur sympa.

Elle a commencé alors que j’avais le dos tourné, mais elle a fait preuve d’un esprit d’initiative remarquable en commençant par aligner de grosses pierres entre le lilas et le tronc de l’érable. Nous nous sommes ensuite attelées ensemble à la partie droite du tronc.

L’idée était vraiment d’utiliser toutes les caillasses et de faire place nette en transformant un tas informe en muret digne de ce nom. Pas de méthode brevetée : on a mis les plus grosses pierres sur le bas, on a calé les rangs suivants au fur et à mesure tout en reculant régulièrement de quelques pas pour vérifier l’allure générale de l’ensemble. Les plus petits cailloux étaient jetés en vrac au fur et à mesure pour remblayer le milieu.

Nous avons construit le mur en courbe entre le tronc de l’érable à gauche et le petit arbuste à droite et nous avons rempli le milieu avec la terre que nous avons grattée une fois que le tas de pierres a été épuisé.

Pour parachever notre oeuvre, nous avons installé une grosse pierre sur la gauche du muret, près du lilas, et une longue pierre plate sous l’érable en guise de banc.

Mais ça n’était pas fini ! Déjà, il a fallu expédier l’établi vers le préau sous la véranda (et ça pèse un âne mort ce bidule) puis je me suis employée à recouvrir le dessus du remblai avec du terreau. J’ai commencé par un sac de 40 litres puis un autre de 70 litres.

J’ai ensuite saupoudré de graines de prairie fleurie puis j’ai griffé la surface pour que les graines soient légèrement reouvertes. Un coup d’arrosoir et c’était bon.

Et voilà la vue que l’on a depuis l’entrée du gîte. C’est un grand progrès depuis le tas de caillasses qui s’offrait à l’oeil de mes hôtes.

 

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Un p’tit mur en pierres sèches

La visite de mon correspondant Clévacances lundi m’a laissée avec une liste assez imposante de choses à fignoler, bidouiller, arranger, compléter, etc. dans le gîte. Une des premières choses qu’il m’a dites était de bien marquer les limites de la terrasse.

C’est vrai que c’est pas joli-joli. La végétation y est un peu sauvage, le talus peu marqué et la terre ruisselle quand la pluie est un peu forte.

J’avais dans l’idée de construire un petit mur en pierres sèches et c’était donc le moment idéal pour le faire. J’ai commencé par creuser une tranchée d’une trentaine de centimètres de large et d’une vingtaine de centimètres de profondeur.

Quelques heures de labeur plus tard (ce qui explique l’éclairage différent entre les deux photos), j’avais une belle tranchée, prête pour accueillir les pierres amassées au pied de l’érable par les maçons lors du décaissage du gîte (il y a 18 mois).

J’ai ensuite procédé un peu à tâtons, en essayant les pierres, en les calant avec de plus petits cailloux et en essayant que ça reste bien droit. Dans un monde idéal, j’aurais dû planter deux piquets et tendre un fil entre les deux pour avoir un repère fiable pour la direction la rectitude et la longueur. J’ai plutôt fait au pifomètre.

Une fois que le muret a eu une hauteur acceptable, j’ai bourré tous les interstices avec de petits cailloux puis avec de la terre en ratissant longuement avec un râteau.

La partie « maçonnerie artisanale » est donc terminée, il faut maintenant mettre en oeuvre la partie « paysagisme amateur » pour donner à ce coin un aspect acceptable.

 

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Gros plans dans le jardin

En ce premier jour de l’été, quoi de plus naturel que d’aller faire un tour dans le jardin, appareil photo à la main, pour saisir la nature qui éclôt – et travailler sa macro. Le printemps a été long et les fleurs/plantes/arbres ont un bon mois de retard. En plus, j’ai pris un jour loin du chantier pour me reposer, avant de m’y remettre dès demain.

Sur et autour de la terrasse, nous avons plusieurs zones fleuries : les jardinières, les potées, la plate-bande, le jardin d’aromates et la haie, en contrebas du muret derrière la balancelle. Plus loin, quelques arbres et arbustes jusqu’à l’autre plate-bande, dite plate-bande du parking. Tout n’est que feuillages en camaïeu de verts, fleurs sur le point d’éclore ou explosion de pétales (voire de monopétale pour l’arum).

Dans les jardinières, les bulbes (1) que j’ai plantés au printemps nous promettent des fleurs plutôt foncées, comme dans les potées (2), alors que le citronnier (3) a profité de son séjour à l’extérieur pour produire de nombreuses nouvelles feuilles.

Le mini-rosier (4) est aussi sur le point de fleurir. Je ne me souviens plus de la couleur de ses fleurs (ce sont mes neveux Adam et Landry qui me l’ont offert l’an dernier).

Du côté de la plate-bande, en revanche, aucun doute : les fleurs du rosier (5) et de l’arum (6) sont assurément blanches, comme celles du seringat voisin (7).

Et que dire de la boule de buis (8) qui a déjà fourni au moins 10 cm de pousses bien vertes. J’essaierai de les bouturer à l’automne, on verra si ça prend. Derrière le muret, le laurier(9) de la haie nous promet aussi quelques fleurs roses.

En remontant l’allée, on voit ici et là des fleurs dans les arbustes, comme ces dernières coroles dans le rhododendron (10) ou ce bouquet de boutons (11) dans l’arbre que l’on appelle « pompon » (il n’y a que ça de joli dans cet arbre …).

Le catalpa (12) qui accueille le visiteur à son entrée dans le parking est le dernier de nos arbres à avoir sorti ses feuilles (13). Elles ne sont pas encore à leur taille définitive.

Au pied du catalpa, la plate-bande qui longe le parking, avec ses plants de tomates (14) et ses rocailles fleuries (15-16-17).

Je suis contente d’avoir réussi à capturer les petites villosités (18) sur les extrémités de cette plante de rocaille. A l’oeil nu, elles sont même légèrement irisées.

 

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Dans le rétro : la plate-bande du parking

Dans les prochaines semaines, je vais publier les archives de mon ancien blog lecloslafayette.over-blog.com avant de le supprimer. www.lecloslafayette.com deviendra alors l’adresse du site qui sera consacré aux gîtes.

 

Pour accueillir le visiteur comme il se doit, nous avons décidé au printemps dernier de créer une plate-bande à l’entrée de la propriété, parallèlement à l’espace de stationnement. Il fallait d’abord de l’imagination pour visualiser le potentiel du secteur.

La plate-bande longe ledit parking sur environ 6 mètres et va jusqu’à à peu près un mètre du catalpa. Martial m’a aidée en faisant de grosses mottes avec la fourche pour casser la surface de terre et faciliter le désherbage. J’ai ensuite enlevé les herbes folles, mis des grosses pierres récupérées devant les granges (extraites par les maçons au moment du décaissage du sol) et étalé les écorces.

Pour que le désherbage dure dans le temps, j’ai utilisé 4 sacs d’écorces de pin. J’en ai profité pour insérer trois rocailles et quelques plantes à glisser entre les gros cailloux. Le fusain a été planté dans une courbes de la première rocaille. L’idée est de planter d’autres petites choses directement dans les interstices des pierres, et de faire d’autres courbes empierrées à d’autres endroits de la plate-bande.

Les tiges feuillues à droite des pierres hautes composaient un buisson assez sympa, avec des tiges fines et des feuilles bien vertes. Après prélèvement d’un échantillon et comparaison, c’était  en fait des rejets des peupliers situés à quelques mètres ! Inutile de dire que ça n’est pas resté là, vu la taille que ces compères peuvent atteindre.

Le désherbage d’une plate-bande de cette taille est assez fastidieux (environ une heure par mètre carré) mais le résultat en vaut largement la chandelle. Tout le long de la bordure (et en quinconce), on a planté une lavande, un thuya et un arbuste ornemental, des fleurs annuelles et des fleurs dans les interstices des pierres.

Pendant l’été, les mauvaises herbes ont repris le dessus et j’ai réservé à mon filleul Adam une séance mémorable d’arrachage d’adventices …

… plein les mirettes !

 

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