Feuille blanche à petits carreaux

Après avoir installé les meubles et le plan de travail à carreler dans la cuisine du gîte, il fallait bien se rendre à l’évidence : l’heure était venue de carreler ledit plan. Surtout que les plombiers attendaient après moi – qui avait attendu après eux – pour poser l’évier.

J’avais choisi des carreaux de 10×10, dans une finition blanc mat, et pour les espacer, des croisillons de 2 mm. J’ai donc commencé par faire le tour de l’évier puis j’ai progressé vers la baie vitrée. Toujours avoir un neveu sous la main pour un précieux coup de main.

Arrivée à ce stade, c’est-à-dire à la fin de ma gâchée de mortier-colle, j’ai laissé sécher puis j’ai mis du joint blanc sur ce que j’avais fait pour que les plombiers puissent travailler.

Fast forward deux semaines. Et je vous présente ma nouvelle meilleure amie : la colle à carrelage prête à l’emploi. Idéale quand vous avez une petite surface à traiter (ça reste plus cher que la colle à mélanger) et beaucoup de découpes. Ça permet de travailler au fur et à mesure, de refermer le pot pour aller couper, de le rouvrir pour coller et ainsi de suite. Pas de stress dû à l’espérance de vie modeste du mortier colle.

La péninsule a été relativement rapide à faire vu qu’il y avait de nombreux carreaux entiers et que j’avais pris le parti de ne couper l’extrémité du plan qu’une fois la longueur déterminée grâce à la pose effective des carreaux. A droite, une bande de carreaux à découper mais c’est allé vite aussi.

En revanche, côté baie vitrée, c’était pas la même limonade. Le pourtour de la baie recouvert d’enduit chanvre n’est pas du tout droit et il a fallu faire des découpes alambiquées. J’ai utilisé une clé à molette pour tenir un bout de carreaux loin de mes doigts et le façonner à la meuleuse pour qu’il rentre dans ce tout petit coin.

Idem côté cuisinière, sans la clé à molette. Juste un tas de petites découpes très fines.

Une fois la partie horizontale carrelée, il y a eu un intermède moulure. J’ai fixé une baguette sur tout le pourtour de mon plan de travail pour une finition plus soignée. Travaillant la plupart du temps seule, il faut que je bricole avec ingéniosité pour me faciliter la tâche. C’est ainsi que j’ai planté un clou à une extrémité du plan pour soutenir ma baguette pendant que je clouais à l’autre bout. Trop maligne.

Un avant/après de toute beauté …

Et c’était reparti pour la faïence, à la verticale, cette fois. Rien de bien méchant, sauf la la hotte, que je me suis prise dans la tête plus d’une fois. Pas trop maligne finalement.

Pour les boitiers électriques (prises et interrupteurs), j’ai d’abord dévissé les installations pour qu’elles se décollent un peu du mur. J’ai ensuite préparé tous les carreaux nécessaires pour leur pourtour en mesurant trois fois avant de couper.

Pareil de l’autre côté, avec beaucoup plus de boitiers, et donc de carreaux.

Et voilà la cuisine une fois la pose des carreaux et de la moulure achevée.

Après deux jours de séchage, j’ai posé les joints. Sur les deux photos suivantes, j’ai volontairement accentué les contrastes pour que vous puissiez bien voir la pagaille que ça fait quand on étale la pâte à joint.

Mais quand c’est propre, c’est beau.

Quand j’aurai tout revissé, installé, nettoyé, aménagé et décoré, je reviendrai pour le dernier article de ma série sur la cuisine du gîte…

 

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