Dans le rétro : la tablette de la salle de bain

Dans la rubrique « Dans le rétro », je reprendrai in extenso certains des articles les plus populaires de mon ancien blog. Histoire de s’en (re)mettre plein les mirettes …

 

Avancée majeure dans la salle de bain : j’ai fini la tablette qui surplombe la baignoire. Et c’est très très joli ! Sans plus attendre, voici un résumé du processus de réalisation de cette tablette. Attention, avalanche de photos à suivre.

A l’origine, la baignoire a été posée au bord d’un coffrage en placo, monté par mon beau-frère Julien (plombier de son état) au moment de la réfection de la salle de bain : on l’a placée de telle sorte que le mitigeur (installé à l’endroit où arrivaient les précédents tuyaux, pour plus de commodité) soit pile-poil en son centre.

Après habillage des encadrements de fenêtre (en MDF 3mm), il a fallu réfléchir à une tablette. Objectif : un plan joli et pratique pour accueillir les articles de toilette. On a envisagé plusieurs options : carrelage, mosaïque, enduit façon taddelakt (comme le reste de la salle de bain), bois massif … autant d’options écartées pour des raisons d’entretien, de rendu ou de prix (notre coup de coeur, une tablette en teck massif, coûtait 120€).

Ledit coup de coeur nous a de fait inspiré un plan B : une tablette taillée dans de l’agglo épais (plan de travail à carreler), recouverte de lames de bois de différentes largeurs et teintées dans un coloris foncé. C’est une option peu coûteuse (environ 45€ de matériel) mais qui demande de l’huile de coude.

Une fois coupée, mise à niveau et installée, la tablette en agglo a pu recevoir son parement en bois (on dirait qu’on a fait ça en un week-end … en fait, de nombreux mois ont séparé ces différentes étapes).

D’abord le dessous, puis les côtés. Je les ai coupés à la main, avec une petite scie à bois. Pas très pratique, assez fastidieux et les découpes sont approximatives. Pour la colle, du « sans clou ni vis » et des serre-joints font l’affaire (bien vérifier que c’est compatible avec un milieu relativement humide).

Pour le dessus, je n’ai pas envie d’utiliser la scie à main. Je pense qu’il faut un appareil de découpe ultra précis pour faire une bordure bien rectiligne. L’ange de Casto m’a entendue, il a mis sur mon chemin une scie à onglet en liquidation (à 39,90€ au lieu de 89,90€). Banco !

C’est un outil compact, puissant et BRUYANT ! La notice indique 110 dB, heureusement que les lattes sont petites et que la scie n’entre en action que quelques secondes à chaque fois. Je n’ai pas de photos de moi en situation (j’ai utilisé l’engin uniquement en mode solo) mais, si j’écris ce post, c’est que j’ai encore mes 10 doigts (je téléphonais d’ailleurs régulièrement à Martial pour faire un point « doigts » et le rassurer sur l’état de mes mains).

Concernant la mise en oeuvre des lattes, j’ai tâtonné (dans le sens de la largeur ? de la longueur ?), j’ai fait des essais puis je me suis lancée. La méthode : un crayon, un mètre, une équerre et en avant !

Les premières lattes ne vont pas très vite, je mesure tout deux fois, je colle et je serre-jointe. Puis la largeur du travail ne permet plus de serrer et du coup, je me lâche et ça va plus vite ! J’utilise des bouteilles d’eau (2×1,5 kg) puis un pot neuf de sous-couche (environ 10 kg) comme presse-papier et j’avance, vers le mur côté recoin, d’abord …

… puis vers le mur côté baignoire. Dans le même temps, je colle de petits segments de latte sur la tranche de la tablette. Ci-dessous, le dernier segment. Dessous, ma méthode pour déterminer l’endroit où couper (la première fois, je me suis laissé avoir par l’épaisseur de la lame).

Au final, la tablette a été recouverte de lattes de trois largeurs différentes, avec des raccords, des petites imperfections, pour que ça ait l’air d’un morceau de bois qui a vécu.

La plus grande difficulté a été de tailler les morceaux pour les côtés, car il fallait couper les lattes dans le sens de la longueur (impossible avec la scie à onglet). J’ai donc ressorti ma petite scie à main et zou ! Des petits bâtons par-ci, des petits tronçons par-là, et le tour est joué !

Le résultat en vaut largement la chandelle ! C’est souvent difficile de concrétiser ce que l’on a en tête, souvent par manque de technique (ou par excès d’imagination !). Mais là, la tablette en bois est à la hauteur de l’idée que j’en avais.

Ah ah ! Très très joli, ça madame, mais ça n’est pas fini ! J’ai d’abord sabordé un peu mon travail, en cognant quelques coups de marteau et de tournevis pour donner à la surface un aspect un peu vieilli. J’ai aussi martelé les arêtes pour adoucir un peu les angles et faire du vieux avec du neuf (à noter aussi en passant que Martial m’a aidée à mettre la dernière baguette d’angle sur la petite cloison adjacente).

On peut voir sur la photo ci-dessus que les lattes les plus étroites sont légèrement plus basses que les autres. Ça participe parfaitement à l’effet un peu usé que je souhaite donner à cette tablette. Selon la formule consacrée dans la blogosphère, c’est « parfaitement imparfait » !

Puis j’ai passé un certain temps assise sur un tabouret, ponceuse électrique à la main, à arrondir les angles. Dessus, dessous, sur les côtés, les surfaces planes et la courbure : tout y passe !

Pour en revenir à notre coup de coeur (la tablette en teck massif qui n’a pas eu l’occasion de venir chez nous, pour cause de prix à 120€), ce qui nous plaisait, c’était sa couleur : foncée, riche et veloutée. Du coup, quand j’ai imaginé ma tablette-plan-B, j’ai choisi une teinte similaire : teck de Java.

Ce vernis liquide mais anti-goutte est très facile à étaler et surtout, il ne sent rien ! Je l’ai appliqué au pinceau à réchempir, en faisant attention à ne pas déborder sur la peinture blanche (j’ai utilisé un petit morceau de carton pour protéger les bords).

La différence est spectaculaire : la couleur est riche et profonde, avec un fini ciré et satiné très réussi. J’aime ces reflets bruns et dorés et la teinte foncée a tendance à masquer les fentes entre les lattes (pour un effet « bois massif » renforcé).

Quand au résultat final, je vous laisse juger par vous-même …

… je n’aurai qu’un seul mot de conclusion : je suis amoureuse de ma tablette.

 

+ d’actu : j’ai enregistré cet article dans le « Pinterest Challenge, summer edition », un challenge informel qui encourage à faire plutôt qu’à collectionner les images (le principe même de Pinterest).

Ce challenge a été imaginé et organisé par Sherry (Young House Love) et Katie (Bower Power) et elles ont cette fois embarqué Kate (Centsational Girl) et Michelle (Ten June).

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