Guizmo le chaton rigolo

Il s’est passé un événement étrange le 4 octobre 2016. Trois ans jour pour jour après avoir accueilli Guérande, une autre petite boule de poils a fait son entrée dans notre famille. Un chaton minuscule, trouvé par une voisine dans un tas de bois au fond d’une grange, qu’elle m’a amené sachant que je m’occupe des chats du quartier.

J’ai accepté de m’en occuper, pensant d’abord le sevrer puis le donner sur le Bon Coin. Je l’ai pesé (360 grammes), j’ai observé ses dents et j’en ai déduit (après consultation de sites internet spécialisés) qu’il avait entre trois et quatre semaines (ce que la véto a confirmé). Vu son âge, il a fallu le nourrir au biberon. J’ai acheté du lait en poudre chez le véto et nous lui avons donné à manger à la demande (y compris la nuit, quand Martial se levait pour regarder les matchs de sports américains).

Le biberon sous la surveillance de Guérande…

On en était gagas au bout de deux jours ! Comme il s’entendait bien avec Guérande et qu’il n’appartenait pas au groupe de chats dont je m’occupe par ailleurs, nous avons décidé de le garder. J’ai choisi de l’appeler Guizmo, pour continuer la liste des noms en « G » après Gyptis et Guérande. La chienne l’a accueilli avec beaucoup de bienveillance, sans pour autant se laisser marcher sur les pattes par ce nouveau venu dans la meute.

Après l’avoir nourri au biberon pendant une dizaine de jours, il est passé aux croquettes et sachets pour chaton. Il a grandi à vue d’oeil et dès qu’il a été vacciné, a passé de longs moments dehors à jouer avec les autres chats, grimper aux arbres et sauter dans la neige.

Guérande et Guizmo s’entendent comme larrons en foire. Ils jouent ensemble, se poursuivent à toute vitesse (ce qui a valu quelque vaisselle cassée) puis finissent par dormir dans le même panier, après s’être léchés mutuellement.

Ils s’associent même dans le crime ! Guizmo monte sur les meubles sur lesquels sont – naïvement – rangés des victuailles et les fait tomber à terre pour partager le butin avec Guérande sur le tapis. La chienne a quand même mangé une demi-tablette de chocolat avec ce manège… sans dommage, heureusement !

La semaine dernière, Guizmo a été stérilisé et pucé. Il fait plus de 3 kg maintenant. Il mène donc sa petite vie de chaton joli et nous fait profiter de son caractère facile quoique assez indépendant. Cela dit, il aime bien venir avec nous en balade !

Clairement, c’est Guérande qui profite le plus des câlins de Guizmo.

Ils avaient joué comme des fous sur le canapé, puis je les ai trouvés comme ça, profondément endormis dans le bazar des plaids et des coussins…

 

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Mon premier 10 km

J’ai participé au début du mois d’octobre à mon premier 10 km, organisé dans le cadre de la manifestation annuelle « Courir à Clermont ». Une course à pied dans les rues de la capitale auvergnate, pour laquelle je m’étais préparée depuis six mois.

J’ai commencé le running en avril dernier, avec l’ambition de gagner en endurance et en cardio. Le déclic ? J’étais essoufflée après seulement trois étages montés à pied. Je me suis alors tournée vers ma voisine Sandrine, qui courait déjà, pour s’organiser en duo des séances d’entraînement dans notre campagne des Combrailles.

Pour courir, une bonne paire de chaussures suffit.

Rien de tel pour se motiver que de courir à deux ou en groupe ! On s’encourage, on se soutient mutuellement, tout en gardant une certaine indépendance pour que chacun (et chacune) puisse aller à son rythme. Sandrine m’a accompagnée au début, même quand je marchais au bout de 500 mètres. Aujourd’hui, on court ensemble sur les deux ou trois premiers kilomètres puis elle part un peu plus vite ou fait un tour supplémentaire dans le village pendant que je commence mes étirements.

J’ai tendance à devenir écarlate quand je cours…

Dès nos premières foulées en avril, nous avions pour objectif de nous inscrire aux 10 km de Courir à Clermont. Nous nous sommes entraînées assez sérieusement, mais sans excès (pas sous la pluie, pas par 30°C, pas après une looooongue journée de boulot).

J’ai commencé à acheter un magazine spécialisé pour les filles sportives (Vital, super bien fait) et j’ai suivi des runneuses sur Instagram, toujours pour la motivation. Il ne vaut mieux pas se comparer aux filles splendides qui avalent 20 bornes en 1 h 30, mais bon, si on peut piocher quelques conseils au passage, autant ne pas se priver.

Nous nous sommes présentées sur la ligne de départ avec un objectif chacune : 1 h 10 pour Sandrine, finir et ne pas finir dernière pour moi.

Avant la course, fraîches et disposes.

Nous nous sommes placées à l’arrière du groupe de départ (presque 1 900 coureurs), pour ne pas nous faire entraîner dans un rythme qui aurait été trop élevé. Le parcours consistait en deux tours des boulevards extérieurs de Clermont, avec un départ et une arrivée place de Jaude. Nous sommes parties lentement, calées à la dernière place, puis nous avons doublé un groupe de trois personnes.

Le futur vainqueur nous a doublées alors que nous avions seulement fait un demi-tour (!!) puis Sandrine a pris son envol pour tenter d’établir un chrono de référence sur la distance. J’ai poursuivi sur le même rythme (lent) et j’ai bouclé mes 10 km en 1 h 26. Et je ne suis pas arrivée dernière ! Même si la moto-balai m’a accompagnée pendant les deux derniers kilomètres, je suis arrivée avant-dernière. Sandrine a bouclé ses 10 km en 1 heure 16.

Mission accomplie ! J’ai bouclé les 10 km sans m’arrêter (j’ai seulement marché quelques mètres pour pouvoir boire sans m’en mettre partout) et je ne suis pas arrivée dernière. Les encouragements des spectateurs sur le bord de la route, des organisateurs et même de certains participants, m’ont bien soutenue (et fait super plaisir !).

Après la course, roses et contentes !

Super bilan. Comme je souffre de maladies articulaires chroniques (rhumatismes et fibromyalgie), je compose mes entraînements en fonction de mes possibilités physiques. Et je ne suis pas Wonder Woman ! Si je peux le faire, d’autres le peuvent aussi. Il est important de conserver une activité physique modérée pour « huiler » ses articulations et doper son organisme à l’endorphine. Et je suis moins essoufflée quand je monte des escaliers…

Nous avons déjà consulté les calendriers pour trouver une course à faire avant la fin de l’année, que ce soit un 5 ou un 10 km. Sans succès pour l’instant. Et notre objectif est de gagner au moins 15 minutes pour l’édition 2017 de Courir à Clermont.

 

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Mon année en Amérique

J’ai posté il y a quelques semaines une photo de moi déguisée en Indienne, prise à l’occasion d’Halloween 1994 … oui, 1994 ! J’avais 19 ans et j’étais jeune fille au pair aux Etats-Unis, dans une famille du Connecticut.

La publication de cette photo ici-même sur le blog ainsi que sur Facebook a suscité de nombreux commentaires, et notamment celui de Catherine, me demandant ce qui me restait de mon année américaine. Vaste question !

A la base, j’avais envie de vivre une aventure après mon bac et avant de me lancer dans mes études supérieures. Je me suis inscrite dans le programme Au Pair in America et dès le premier coup de fil, j’ai été sélectionnée par une famille.

Direction les Etats-Unis !

La limousine dans laquelle j’ai fait le trajet de New York City à Farmington, CT après mon arrivée sur le sol américain.

J’ai séjourné aux Etats-Unis de juillet 94 à août 1995, d’abord douze mois dans une famille habitant Farmington (Connecticut) puis deux semaines en vacances sur la côte Ouest. Je m’occupais de Laura et John, 3 ans et 19 mois à mon arrivée.

Trop rigolo d’essayer les chaussures des grandes personnes !

J’étais la première jeune fille au pair de la famille et les enfants m’ont adoptée tout de suite. Pendant la semaine, c’était peinture, pâte à modeler, patins à roulettes, visites au parc et à la bibliothèque, activités en tous genres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de gymnastique et d’animaux de la ferme.

Une de mes photos préférées de John (2 ans).

Le reste du temps, je faisais ma vie de jeune fille de 19 ans, sorties entre copines, virées shopping, quelques cours de couture et d’aquarelle, salle de sport et spectacles en tous genres.

J’ai aussi eu l’occasion de partager une vraie vie familiale, en étant accueillie comme un membre à part entière de ma famille d’accueil. Thanksgiving et Noël, anniversaires – y compris de mariage – et première communion, barbecue entre voisins, j’étais invitée partout et par tous.

Laura et John (3 ans et demi et 2 ans).

Ma famille d’accueil m’a encouragée à voyager, en me laissant aller à Washington, DC, à New York et au Canada et en m’emmenant à Boston, en Floride et à Cap Cod. J’ai également pu inviter ma famille et mes amis les plus proches à venir en vacances à Farmington. Sans compter mon escapade finale sur la Côte Ouest.

Washington, DC.

New York City.

Laura, Marianne et John (en arrière plan) à Disneyland en Floride.

Ce séjour d’une année aux Etats-Unis m’a donc permis de voyager, d’apprendre à parler anglais couramment et à me débrouiller toute seule comme une grande. J’ai fait des choses que je n’avais pas l’habitude de faire, comme avoir une activité semi-professionnelle à temps plein et vécu des choses que je n’avais pas l’habitude de vivre, comme les saisons marquées de la Nouvelle-Angleterre.

L’été indien et ses couleurs flamboyantes.

Beaucoup de neige (beaucoup plus que dans les Bouches-du-Rhône, en tout cas).

J’ai aussi gagné une famille de coeur avec laquelle je suis toujours en contact. J’ai eu l’occasion de retourner plusieurs fois dans le Connecticut, seule ou accompagnée, en vacances ou pour travailler (un été comme jeune fille au pair en 1997 et un autre comme stagiaire dans un journal en 2000). J’y ai même fait un séjour d’une semaine en 2005 afin que Marianne - parodontologue de son état – me mette un implant dentaire !

L’hiver dernier, Marianne  a passé le Nouvel An à Paris en voyage de noces avec son nouvel époux. J’ai pu les rejoindre quelques jours et leur servir de guide dans notre belle capitale.

J’échange régulièrement sur Facebook avec Laura et John (respectivement biologiste en attendant de faire médecine et étudiant en école de commerce …). Leur papa s’est aussi remarié et j’ai également eu l’occasion de le revoir lors de mes précédentes visites. John a d’ailleurs été très fier d’apprendre que j’ai adopté l’expression « Good job John » dans mon langage quotidien.

L’aventure tant voulue s’est révélée à la hauteur de mes attentes et dernière petite chose qui me reste de cette belle année : je continue à rêver de temps en temps en anglais …

 

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Mon petit chaton d’avril

Quand mon père m’a dit que la minette de la maison attendait une portée, je lui ai dit que je prendrais un chaton. Nous étions en 1999, le siècle dernier, et j’habitais à Marseille (j’étais en première année à l’école de journalisme). Les chatons sont nés le 15 avril.

J’étais décidée à prendre une femelle car je pensais qu’elles étaient plus câlines et plus fidèles. Une fois devant les quatre chatons de Sépia, j’ai tout de suite flashé sur une petite boule de poils blonds. Ce chaton était le plus petit, se faisait marcher sur la tête par les autres pendant la course à la tétée, et c’était un mâle. J’ai considéré les chatons femelles quelques instants mais non, c’était lui. C’était mon chat. C’était Gyptis.

Gyptis est le nom de la princesse phocéenne qui a fondé la ville de Marseille avec son compère Protis, 6 siècles avant notre ère. Gyptis ne m’a jamais reproché de lui avoir donné un nom de fille et à part quelques irréductibles qui persistaient à l’appeler Gypsy, son patronyme a toujours suscité curiosité et bienveillance de la part de mon entourage.

Je l’ai ramené dans mon appartement de Marseille à l’âge de 6 semaines. Seule anecdote qui aurait pu voir toute cette histoire mal se terminer : pendant l’été 1999, j’ai confié Gyptis alors âgé de quelques mois, à mon père pour aller à Valence en stage. Il s’est égaré dans le quartier et n’a pas réapparu pendant une quinzaine de jours. Mon père a collé des affichettes dans les commerces à Fuveau et une dame a appelé pour dire qu’il était devant chez elle. Je l’ai récupéré en pleine forme et il m’a suivie partout depuis.

On a déménagé dans le Puy-de-Dôme, habité à Chamalières et à Clermont-Ferrand puis dans la maison de Pouzol. Il est venu avec moi à Gardanne quand j’ai passé les mois de convalescence chez Marie après mon accident de cheval. On est allé en Espagne en voiture, à Marseille en avion mais lui ne dépassait pas la terrasse au Clos Lafayette.

Une des choses qui ont contribué à la longévité de Gyptis était le fait qu’il était peureux. Grimper aux arbres était déjà une grande aventure en soi, et la chasse aux papillons était amplement suffisante pour lui. Après avoir vécu 10 ans en appartement, le jardin de Pouzol était un peu comme Disney Land ! Malheureusement, il a subi une morsure à l’arrière-train dès sa première sortie nocturne et ça lui a servi de leçon pour toujours.

Comme tous les chats, Gyptis n’était pas le dernier pour faire la sieste, et il était connu pour adopter les positions les plus improbables : allongé de tout son long presque sur le dos, aplati sur un radiateur (ou sur le lecteur de DVD), en position du plongeur ou roulé en boule dans le transat du gîte. J’ai souvent partagé sur ce blog ou sur Facebook les photos de lui les plus mignonnes ou cocasses.

Gyptis était un chat extrêmement câlin. Dès que Martial ou moi nous asseyions, il grimpait sur nos genoux pour être aussi collé-serré que possible. Il faisait ça aussi avec notre entourage, même s’il était plus réservé avec les enfants, car il n’a jamais vraiment vécu en leur compagnie.

Une exception cependant : la relation qu’il partageait avec mon filleul Adam. Ces deux-là ont toujours passé de bons moments ensemble et Adam redoutait le jour où Gyptis viendrait à disparaître, par peur que je sois trop triste.

Si Gyptis tolérait la présence des humains, il était moins à l’aise avec ses compères animaux. Quand le gros chat King-Ju a fait son apparition sur la terrasse, on a tenté de le « domestiquer » en lui permettant de rentrer dans la maison. Malheureusement, Gyptis était trop effrayé par ce mâle dominant et c’est tout naturellement que King-Ju est retourné vivre dehors. Je lui donne néanmoins régulièrement des croquettes (et il va avoir le privilège de finir les boîtes que j’avais d’avance pour Gyptis).

En revanche, tout s’est bien passé à l’arrivée de Guérande. La chienne a été élevée avec des chats nus d’Egypte, elle devait donc être habituée à laisser les chats tranquilles (et elle est beaucoup plus intéressée par les chiens de toute façon). Elle a fini par lui lécher la face, pas par amitié, mais sûrement pour avaler quelque reste de pâtée ! Toujours est-il que leur cohabitation bienveillante était touchante à observer et ils avaient bien pris le pli tous les deux pour me suivre partout dans la cuisine quand je m’attelais à la préparation des repas (grâce à cette assiduité, ils ont été aux premières loges le jour où j’ai éparpillé un paquet de lardons par terre …)

Gyptis a toujours eu une santé fragile. Quand j’étais encore à Marseille, il était pratiquement toujours sous cortisone car il faisait des réactions auto-immunes qui lui faisaient comme des gros aphtes sur les babines. Heureusement, du jour où on a déménagé aux pays des volcans, ces bobos se sont arrêtés. L’eau de Volvic, sûrement.

En 2009, on lui a diagnostiqué une hyperthyroïdie qui a entraîné une perte de poids continue. Après avoir passé des années sous traitement, j’ai arrêté de lui donner des comprimés un peu avant Noël, préférant le laisser tranquille avec ça.

L’an dernier, il est devenu sourd d’un coup, ce qui a conduit la véto à diagnostiquer un probable AVC. Là encore, pas de séquelles à part la surdité et une certaine faiblesse d’un côté de la gueule. Ça freinait la mobilité de ses babines et l’empêchait de manger et de se laver correctement. Il a donc fallu le laver puis le raser pour enlever les dreadlocks qui se formaient sur ses flancs.

Lors de sa dernière visite chez le véto, elle m’a dit qu’il était en fin de vie et qu’il fallait maintenant faire en sorte que tout se passe bien jusqu’à la fin. Selon elle, il allait s’éteindre comme une bougie et m’a encouragée à réfléchir à ce que je souhaitais.

C’est il y a quelques jours seulement que son état a empiré d’un coup : il ne mangeait presque plus, perdait l’équilibre et ne miaulait plus. Il restait cependant lucide car il savait très bien trouver sa caisse et il l’a utilisée jusqu’à la fin.

La véto m’avait dit un jour qu’elle trouvait que Gyptis était mon prolongement, tellement notre connivence était grande. Lundi matin, j’ai su que c’était le moment. Il était sur le canapé, allongé mais les yeux grands ouverts, fixés sur moi. J’ai appelé la véto.

J’ai ensuite pris mon appareil photo pour prendre quelques derniers clichés de lui, alors qu’il s’était allongé sur la première marche des escaliers.

Le processus d’euthanasie s’est passé simplement et paisiblement. Les piqûres ont fait leur effet en quelques minutes. Son corps était arrivé en bout de course. La véto a écouté sa poitrine et quand elle nous a annoncé que son coeur avait cessé de battre, au moment même où elle a dit « ça y est, il est parti », les cloches de l’église ont sonné les 12 coups de midi. Histoire de mettre un peu de solennité dans cette étape importante de nos vies.

Perdre un animal de compagnie n’est pas une chose simple. La véto va s’occuper de la suite et on récupèrera l’urne dans quelques semaines. J’ai décidé de faire un trou dans le jardin pour y mettre ses cendres et de planter un rosier par-dessus. Martial m’a dit que ça serait bien de le mettre dans la plate-bande de la terrasse, juste devant nos yeux.

Je suis infiniment heureuse d’avoir passé ces presque 15 belles années de ma vie avec Gyptis. Il a comblé l’amoureuse des chats que je suis, en me gratifiant d’un caractère en or et de câlins interminables. Il nous a fait rire souvent et énervés, un peu. Il a griffé quelques canapés et tué quelques plantes vertes en prenant leurs pots pour sa litière.

Et il se laissait prendre en photo comme personne.

Ce matin, j’ai vidé sa caisse et j’ai apporté à la véto les quelques médicaments pour chat qui me restaient dans un tiroir. On a rediscuté de Gyptis et je lui ai dit que j’étais contente d’avoir su déceler le bon moment. C’est vrai que c’est triste qu’il soit parti mais ça n’est pas aussi triste que de l’avoir vu si faible et malade. Elle était complètement d’accord.

Au moment où j’ai passé la porte du cabinet, les cloches de l’église ont sonné les 12 coups de midi. Bisous doux mon chacha. Mille baisers mon petit chaton d’avril.