Septembre sur la terrasse

L’été a été tellement sec que le jardin n’est qu’une lande rabougrie qui fait un peu peine, comme on dit si bien dans le Sud. On a décidé de laisser le gazon grillé se régénérer avec les pluies d’automne avant d’envisager quoi que ce soit pour lui avant d’affronter l’hiver.

Les abords de la terrasse n’ont pas échappé à la sécheresse et à la canicule, même si j’ai déversé à intervalles irréguliers quelques arrosoirs d’eau dans les jardinières et au pied des plants de tomates.

Comme cet espace est à proximité immédiate de la maison, il mérite tout de même toute notre attention. Mais le diagnostic n’était pas très folichon …

Vu de plus près, c’était encore moins glorieux : arbustes tout secs, plantes jaunies, terre desséchée, le tout agrémenté de quelques tas de feuilles tout juste tombées des arbres. Seuls les bégonias ont traversé l’épreuve sans trop de dommages.

J’ai donc fait un tour au Gamm Vert de Saint-Eloy-les-Mines (au retour d’une virée hyper excitante à la déchetterie) et je me suis procuré de quoi redonner une allure acceptable à mes jardinières et autres potées auvergnates.

Un fusain, deux chrysanthèmes et un mini-rosier blancs, un pot couleur taupe avec sa soucoupe assortie, des billes d’argile et du terreau de rempotage. (J’ai dégoté la table à roulette à la boutique brocante de Saint-Eloy, pour la modique somme de 5 euros ; son relookage fera l’objet d’un article complet la semaine prochaine).

Pour les jardinières, j’ai évacué les plantes mortes, aéré la terre puis complété avec du terreau supplémentaire. J’ai ensuite planté le nouveau fusain à la place du fusain desséché et taillé les plants de fleurs pour leur redonner une certaine prestance.

Comme le précédent fusain était plus étroit (et plus haut), celui que j’ai mis empiétait un peu sur l’espace vital de la plante voisine. J’ai donc imaginé adapter une astuce que j’avais lue dans un livre au sujet du bouturage du buis avec les tiges du fusain que j’avais coupées pour  faire de la place.

Long d’une vingtaine de centimètres, les tiges ont été débarrassées de leurs feuilles sur la moitié inférieure …

… puis replantées en pleine terre tous les 10 centimètres afin de favoriser la repousse de racines et peut-être obtenir quelques plants -gratuits – pour le printemps prochain.

Un coup de balai et hop ! le coin de la terrasse devant la véranda avait retrouvé visage humain et des jardinières dignes de ce nom.

Le citronnier placé à l’entrée de la véranda n’a pas trop souffert de la canicule (après tout, les agrumes poussent en Floride, alors Pouzol ? une paille !) J’ai juste taillé un peu le bout des branches et arrosé le pied de l’arbre en le laissant au soleil.

Beaucoup moins de succès, en revanche, du côté des potées auvergnates. Les petits conifères à 50 centimes pièce n’ont pas DU TOUT supporté la chaleur estivale ni le manque d’arrosage.

J’ai donc retiré les plantes mortes et leurs mottes, j’ai complété avec du terreau et j’ai planté à la place des chrysanthèmes blancs tout à fait de saison. Je vais fonder le comité de défense des chrysanthèmes, ils ne méritent pas d’être cantonnés aux cimetières !

Quand j’étais jeune fille au pair aux Etats-Unis, la famille chez qui je vivais en plantait partout dans le jardin, comme toutes les familles du voisinage, d’ailleurs. C’était très gai !

Le jardin d’aromates a lui aussi subi les affres de la chaleur et du manque d’eau. Il restait donc des pots remplis de tiges toutes sèches, qui sentaient vaguement la menthe, le thym et le romarin. C’était pas vraiment un régal pour les yeux …

Les petits rosiers m’avaient été offerts par mes neveux Adam et Landry. Celui dans le pot vert avait encore quelques tiges vivantes, l’autre (dans le pot rose) était complètement cuit.

Pas de panique ! J’ai pris à la jardinerie un rosier de remplacement, que j’ai planté dans le pot couleur taupe (billes d’argile dans le fond + terreau de rempotage = rosier heureux !). J’ai coupé à ras toutes les plantes aromatiques et réarrangé un peu la disposition des pots. Quelques tomates et des roses fraîchement coupées, on dirait un magazine !

Dernier point stratégique de la terrasse : la plate-bande. Les écorces de pin que j’avais étalées au pied des plantes (ainsi que la rareté de l’eau ces dernières semaines) ont un peu empêché les mauvais herbes de pousser, mais il y en avait quand même. Ça et un fouillis monstrueux de tiges de plants de tomates.

Et hop ! On arrache les adventices , on taille le rosier et les plants de tomates, on coupe les fleurs fanées et on balaie les bordures. On fait propre, quoi !

Aaaah, c’est mieux !

J’ai sacrifié quelques tomates vertes pour que celles qui sont en train de mûrir bénéficient de toute la sève de leur plante nourricière. Ces tomates sont très bonnes, mais nous avons eu le loisir d’en manger seulement deux ou trois. La récolte n’est pas finie …

… elle s’annonce même plutôt intéressante !

L’arum a quant à lui un peu de mal. L’année dernière, il était deux à trois fois plus haut et portait de belles fleurs blanches et ourlées … la saison n’est pas finie, soyons patients !

La plate-bande n’est pas en reste côté fleurs … plein les mirettes …

Et tout cela donne à la façade et aux abords immédiats de la maison un air serein et automnal, comme la maison du Connecticut que j’ai habitée autrefois …

 

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Une boite grise et blanche

On s’était quittés avec une boite toute blanche comme base dans les toilettes du bas. Du blanc au plafond, sur les murs, les étagères, la tuyauterie et les plinthes. Chaque élément avait reçu une sous-couche adaptée.

Le plafond a ensuite reçu une couche supplémentaire de blanc (Julien multi-usages), un blanc mat et velouté qui renvoie bien la lumière (et qui sert de sous-couche et de finition).

Entre ensuite en scène la couleur. On a choisi de rester sur du gris, comme dans la chambre principale et la salle de bain et comme le pot que je voulais utiliser avait complètement séché, j’ai fabriqué du gris avec un demi-pot de blanc, du lilas et de l’anthracite (il vaut mieux en faire plus que pas assez, car c’est ensuite difficile de faire une deuxième fournée exactement de la même couleur).

Après, c’est comme à la télé ! On dégage les angles, on roulotte les murs et on badigeonne les tuyaux. L’encadrement de la fenêtre et les étagères ont été peints en blanc satiné (Ripolin Xpro3)

Pour faire le bord de la fenêtre, j’ai utilisé ma patte de lapin (c’est le rouleau le plus petit – généralement pour les radiateurs – j’utilise toujours ça, même sur les grands murs, j’arrive mieux à le manipuler) en la passant bien à plat avec peu de peinture. Impeccable !

Et hop la première couche ! Le rendu est assez changeant, tantôt gris, tantôt mauve, suivant l’heure de la journée et la présence ou non de lumière artificielle.

Et hop la deuxième couche (accompagnée d’une deuxième couche de blanc satiné autour de la fenêtre). Et hop beautiful ! La couleur s’est vraiment affirmée, et ce gris-mauve (que nous appelons entre nous « gris orage ») est vraiment très sympa, riche et profond.

Une fois la 2e couche sèche, j’ai fait quelques retouches au pinceau, en passant une fine couche de peinture sur les zones peu colorées.

La porte et son encadrement aussi ont été peints de deux couches de blanc satiné.

Et la preuve ultime que c’est fini ? Regardez. Le cache de l’interrupteur est en place.

Depuis ces photos, j’ai retiré tous les scotches et j’ai nettoyé le sol au Cillit Bang. Il reste donc à faire :

- construire et installer un meuble pour le lave-mains ;

- installer le lave-mains et le mitigeur ;

- installer le luminaire ;

- installer le dévidoir à papier-toilette et le porte-serviette ;

- fabriquer et installer le miroir ;

- fabriquer et installer un cache/boite pour le pied de la colonne d’eau ;

- choisir et accrocher de la déco ;

- tout ranger.

 

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Le pêle-mêle de Manu

Récemment, j’étais invitée aux 40 ans de Manu, un ami rencontré au boulot en 2000. Manu est passionné de sports (rugby et golf en tête), de voyages (Pays basque tous les ans et Australie en 2011) et de plaisirs de la table (+ un bon verre et un cigare à l’occas’).

Il y a quelques semaines, je suis tombée sur cette photo sur le profil Facebook de Vincent, un ancien stagiaire du boulot, également passionné de rugby (c’est une plaque de rue qui se trouve dans la bonne ville de Sens, dans l’Yonne).

Cette allusion subtile au trophée de Champion de France de rugby (remporté par l’ASM, l’équipe de Clermont-Ferrand, en 2010) a été le point de départ pour imaginer un pêle-mêle regroupant toutes les passions de Manu dans un même cadre photos.

J’ai volontairement écarté la petite famille de Manu (sa femme, Nathalie, et leurs enfants Titouan et Lili) pour me concentrer sur des images qui ne seraient pas « personnifiées ». J’ai donc parcouru le web et le profil Facebook de Manu à la recherche d’images fortes à intégrer dans mon pêle-mêle (je serais volontiers allée prendre les photos en Australie moi-même, mais bon …).

Je les ai ensuite imprimées sur du papier photo brillant dimension 10×15 cm (sur une imprimante couleur basique, pas besoin de laser – on peut également les faire développer chez un photographe ou via un site web adéquat) puis je les ai mises à sécher une partie de l’après-midi.

Pour la réalisation de ce pêle-mêle, je me suis procuré un cadre de 40×60 cm (je l’ai choisi noir et sobre) et une feuille de papier Canson ivoire assez grande pour aller dans le cadre. Pour disposer et coller les photos : une équerre, un crayon, une gomme et de la colle.

Tout d’abord, j’ai coupé ma feuille de papier Canson aux dimensions du cadre. Rien de bien difficile. Ensuite, il a fallu répartir les photos dans l’espace. Rien de tel qu’un petit schéma pour expliquer tout ça :

- A = (40-(10×3))/4 = 2,5 cm

- B = (60-(15×3))/4 = 3,75 cm

Je sais, je suis trop dingo forte en maths (hem, hem …).

J’ai donc tracé des petits repères au crayon pour placer mes photos (je les avais préalablement réparties harmonieusement dans l’espace – pour éviter que toutes les photos d’Australie soient à côté, par exemple) puis je les ai collées et j’ai glissé le tout dans le cadre (en faisant attention à ne pas emprisonner de petites saletés sous le verre).

Un coup de lave-glace, un pas en arrière et voilà le résultat. Au brillant apparu au coin de l’oeil de Manu quand il a ouvert le paquet, j’ai cru comprendre que ça lui avait plu.

 Coût : moins de 15 euros — Temps : 2 heures — Assez facile

 

 

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Quelques belles plantes

Pour mon anniversaire, le mois dernier, ma soeur Mathilde et sa famille m’ont offert des plantes pour la maison. Deux grandes et belles plantes bien vertes : un yucca (la plante préférée de Mathilde) et un areca.

Dès sa descente de voiture, l’areca est allé directement dans la salle de bain. Ces longues tiges aux larges feuilles découpées ont naturellement trouvé leur place dans le recoin, au pied de la petite fenêtre.

Le problème : le pot dans lequel la plante a été livrée n’était pas assez grand et les feuilles commençaient à sécher. La solution : le pot noir de la plante molle (qui n’a pas survécu aux différentes manoeuvres de sauvetage et qui est allée rejoindre la poubelle en toute humilité). Ce pot est assez grand pour la motte et la couleur est parfaite dans le décor.

A l’aide du petit pot (tapissé à l’intérieur de papier journal pour ne pas que la terre s’échappe par les trous du fond), j’ai transvasé de la terre du pot noir pour faire un trou de la taille de la motte. J’ai ensuite un peu effiloché les racines (pour qu’elles « prennent » mieux dans la terre et profitent tout de suite de l’arrosage).

Après installation de la motte, j’ai reversé la terre du petit pot tout autour en tassant bien pour que la plante tienne bien dans son pot, en faisant attention à ce que ça reste vertical.

J’ai ensuite coupé les quelques feuilles un peu sèches et celles qui tombaient (car un peu cassées pendant le voyage). Ça n’est pas grave, d’autres poussent déjà (comme celle qui est bien droite au milieu au-dessus des autres).

Voilà une plante qui s’intègre bien dans cette pièce. Après avoir essayé d’y mettre l’armoire bleue, puis de l’avoir enlevée, ce recoin est mis en valeur par cette belle plante. Avec ses longues feuilles élancées,  les proportions sont parfaites pour l’espace.

La preuve.

Il faut l’arroser une fois par semaine. Sinon, tout ça n’est que beauté.

 

Dans le salon, nous avions une plante près de meuble de télé. Si la plus petite des trois tiges était encore pimpante, les deux autres avaient perdu tout espoir de guérison. A l’instar de la plante molle, elles avaient juste fini leur vie de plante, après de longues années de présence à nos côtés (nous avions cette potée depuis l’appartement à Clermont – il y avait même 4 tiges au tout début).

La plante était tellement vieille que les tiges étaient toutes molles (encore !) et complètement vides de substance, comme creuses. Il était donc temps de faire quelque chose (nota : non, le vase ci-dessus ne fait pas de la lumière, c’est la télé !)

C’est alors qu’entre en scène le yucca. Grand, vert et fourni en feuilles pointues et brillantes. J’ai réuni au pied du pot tous les outils nécessaires à mon petit atelier de jardinage et j’ai procédé de la même manière que pour l’autre plante : on transvase la terre dans le petit pot, on creuse un trou dans le grand pour y insérer la motte, on rebouche, on tasse, on arrose. On essaye que la plante reste droite.

On range, on passe l’aspirateur, on admire.

J’ai transféré la petite tige dans un pot que j’avais mis de côté dans la véranda et je l’ai placée sur la sellette en métal (relocalisée entre les deux portes-fenêtres). C’était là où se trouvait jusqu’alors le pot noir avec la plante molle.

La boucle est bouclée.

 

 

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