Juillet au jardin

On a abattu pas mal de boulot ce mois-ci dans le jardin : tonte de la pelouse, désherbage en tout genre, réduction de branches sur les arbres, guerre aux ronces et autres mauvaises herbes, gestion de la biomasse.

En milieu de mois, ma tata Marie-Claude nous a fait une petite visite. Elle est pleine de bons conseils en ce qui concerne le jardin, et j’en ai profité pour la solliciter au sujet de cet hortensia un peu envahi par les mauvaises herbes.

Pendant que tata dégageait l’arbuste, je me suis attelée au désherbage de la pierre qui est sous le robinet de jardin. Des orties, des pissenlits, de la mousse … un peu fastidieux mais pas assez difficile pour me résister.

On a ensuite progressé l’une vers l’autre pour dégager complètement l’hortensia. On a extrait une quantité impressionnante de mauvaises herbes que Martial transportait vers le garage pour qu’elles sèchent et soient brûlables.

Et on a trouvé la belle plante ! On a planté deux tiges de bambou + une ficelle épaisse pour resserrer les branches qui étaient un peu molles (les mauvaises herbes devaient finalement être de bons tuteurs !).

Pendant ce temps-la, Martial s’occupait du tilleul derrière la maison.

Les branches basses touchaient le sol, ce qui alourdissait complètement ce bosquet, assez élégant par ailleurs. Martial s’est muni d’une scie et d’une perche à élaguer et il a rendu à cet arbre toute sa légèreté.

Le regard n’est plus arrêté par la masse verte du tilleul et se prolonge vers le bout du terrain. Avec la pelouse tondue tout autour, ça fait vraiment joli.

De nettoyage, il en a aussi été question du côté du portail. Le coin avait subi la chute d’une touffe de lierre pendant la tempête de décembre.

Une grande partie des branches et des feuilles avait été évacuée tout de suite mais il était resté des branches et des écorces au pied du lilas et le long de grillage.

Rien de bien ragoûtant, je vous l’accorde. Les plus grosses écorces avaient commencé à pourrir sur place, se mêlant au fur et à mesure à la terre en dessous … le processus de compostage grandeur nature, en somme !

Adam et moi nous sommes employés à nettoyer tout ça : évacuation des grosses écorces vers le tas estampillé « bois mis à sécher » (les plus petites sont allées dans ma voiture pour un aller simple vers la déchetterie), coupe des branches basses, tiges de lierre et autres ronces, balayage du sol, le tout étant dégagé via la brouette vers l’arrière de la maison.

Le résultat en vaut largement l’heure et demi de travail.

Tout propre et net (merci les 6 ou 7 voyages en brouette pour évacuer les déchets végétaux vers l’autre coin « compost » du terrain !).

Vu de la maison, c’est pas mal non plus.

Et puisqu’on est là pour s’en mettre plein les mirettes, autant se faire plaisir.

 

 

 

 

 

Un tabouret sauvé, un !

Lundi, j’ai emmené un chargement de vieilles planches et de bois à la déchetterie de Saint-Eloy-les-Mines. Mon filleul Adam était avec moi (je sais, je fais rêver les enfants pendant les vacances …).

En jetant les vieilleries dans la benne dédiée au bois, j’ai remarqué juste en haut du tas un petit tabouret en bois massif aux dimensions bien sympathiques. Après quelques hésitations, Adam m’a convaincue de lui donner une dernière chance.

L’assise est massive et épaisse mais complètement fendue en son milieu. Les pieds sont un peu fragiles mais ne demandent qu’à se ressaisir avec quelques clous.

En tout premier lieu, Adam et moi avons rassemblé les outils et autres fournitures nécessaires à notre petite entreprise : une scie et un marteau, du « Ni clou ni vis » et des clous, un tasseau (récupéré dans l’appentis), du papier de verre, une éponge et de l’eau savonneuse dans une bassine.

D’abord, nous avons entièrement poncé le tabouret, pour éliminer toute trace d’ancienne colle ou de vernis. Ça a aussi permis de le débarrasser d’une partie de sa crasse. Ensuite, nous avons recollé l’assise avec du  »Ni clou ni vis » puis assuré l’ensemble sur l’envers avec trois morceaux de tasseau cloués en travers de la fente.

J’ai ensuite renforcé les attaches entre les pieds et la traverse du tabouret avec 2 clous par intersection. Pour ce qui est du nettoyage de la bête, le reste de la saleté est parti avec un bon coup de lessivage. Bourreau d’enfant !

Le tabouret est resté dehors à sécher toute la nuit.

Au deuxième jour de travail, nous avons rempli la fente avec de la pâte à bois pour atténuer l’écart entre les deux morceaux de l’assise (écart qui correspondait grosso modo à l’épaisseur de la colle). Rien de bien compliqué : une petite spatule et le tour est joué.

On a ensuite laissé sécher pendant deux heures puis on a reponcé l’ensemble de l’assise avec du papier de verre au grain fin.

A ce moment-là du projet, on n’avait pas fait le plus dur : il a fallu choisir une couleur ! J’avais envie d’une couleur opaque et pas d’une teinture bois. Adam et moi avons donc parcouru la maison pour collecter tous les pots de peinture disponibles et proposer à l’ensemble de la maisonnée un sondage sur la couleur idéale pour le tabouret.

Comme nous avons l’intention d’installer ce tabouret dans la véranda (pourquoi pas pour accueillir une plante en pot), le « Rouge velours n°4″ de Luxens s’est rapidement imposé. Ni une ni deux, Adam et moi nous sommes installés dans la véranda pour appliquer la première couche : lui avec un pinceau plat (pour les surfaces planes) et moi avec un pinceau à réchampir (pour les angles, les recoins et les rebords).

Après une couche de peinture, le tabouret avait déjà bien meilleure mine.

Mais il en fallait une deuxième pour que la couleur soit uniforme et que la moindre petite crevasse dans le bois soit recouverte de cette jolie teinte rouge velours.

C’est très très joli ça, Madame ! Allez, une dernière photo, juste pour le plaisir des yeux.

Dans le rétro : Démolicieux*

*Clin d’oeil à Dana Miller (bloggeuse à House*Tweaking) pour l’inspiration de ce titre.

 

L’une des raisons pour lesquelles on a mis un coup d’accélérateur à la finition de la salle de bain, c’est parce qu’on a eu des problèmes de plomberie au rez-de-chaussée. Pendant la période de grand froid du mois de février, la vieille tuyauterie en plomb a gelé, nous laissant sans évacuation des lavabos/évier pendant quelques jours (la douche et les toilettes sont sur des tuyaux plus larges – et plus modernes – qui n’ont pas gelé).

Quand le plombier est venu constater les dégâts, il nous a dit qu’il pouvait nous réchauffer les tuyaux pour les dégeler, mais qu’au prix du gaz, ça reviendrait moins cher de les changer. Nous savions par le diagnostic obligatoire qui précède toute transaction immobilière que les tuyaux étaient en plomb et qu’il faudrait les changer rapidement.

Mais pas si vite ! D’autant plus que nous avions de grands projets pour la cuisine : casser la salle d’eau qui en mangeait un coin pour retrouver une configuration rectangulaire et l’aménager avec de grands plans de travail. Tout cela n’était qu’un rêve …

… qui est en fait devenu réalité.

Ah ! Deux secondes ! Je raconte la fin du film !

Effectivement, quand le plombier nous a dit que ça reviendrait moins cher de changer les tuyaux, on s’est dit que ça reviendrait moins cher aussi de les changer une seule fois (plutôt que deux, une fois tout de suite puis une fois pour faire la cuisine de nos rêves).

Mais pour qu’il travaille, il avait besoin de la configuration définitive : plus de cloisons, plus de salle de bain et l’emplacement des différents éléments (évier, lave-vaisselle, radiateur).

J’ai donc travaillé sur un plan de la cuisine sur le logiciel de conception IKEA (je n’ai pas réussi à faire de capture d’écran, alors j’ai pris mon écran d’ordi en photo … on se débrouille comme on peut …)

J’ai utilisé au mieux les différents éléments de cuisine que l’on a déjà (faits à la main et sur mesure par un menuisier, autant les garder) auxquels j’ai rajouté des éléments suédois (principalement ceux qui ont beaucoup de tiroirs) plus quelques meubles pour faire joli (on a la table et les chaises, les marrons seulement, pas les transparentes).

En 3D, on se rend compte de la disposition des différents éléments, même si les mesures ne sont pas au millimètre près. La porte en bas à droite est la porte de la cuisine. Celle qui desservait la salle d’eau disparaît (elle est à peu près au niveau de la hotte à droite).

Voilà. On avait la position de l’évier, du lave-vaisselle (à sa droite) et du radiateur (au milieu du mur côté porte). On pouvait y aller.

Dans un premier temps, mon papa m’a aidée à préparer le terrain : détacher le meuble évier de son mur, dévisser la cabine de douche dans la salle d’eau. Je m’étais également assurée que rien n’allait nous embarrasser dans le processus : exit donc les différents électroménager de la cuisine (donnés sur Le Bon Coin), idem pour le meuble vasque de la salle d’eau (vendu lui 60€, également via Le Bon Coin).

Petit rappel de ce que nous avions à la base : une cuisine rectangulaire amputée d’un quart de son territoire pour une salle d’eau fort pratique, certes, mais que nous ne souhaitions pas garder.

Bye bye l’étagère, les luminaires, la frise en bois et la plinthe. Nous avons essayé de détacher cette dernière du mur en la gardant à peu près intacte, pour pouvoir la réutiliser ailleurs dans la maison à des endroits qui en ont besoin (dans le sas de la salle de bain et des toilettes du haut et dans le vestibule au rez-de-chaussée).

Pourquoi ne pas en profiter pour faire quelques fentes avant ?

Au final, on a réussi à la déloger en deux morceaux (elle s’est fendue dans la longueur, elle aussi), on arrivera bien à s’en accomoder pour les petits segments dont on a besoin.

Ensuite, place à la masse, au burin, aux lunettes de protection, aux gravats dans les cheveux pendant des jours et à la poussière, que dis-je, la POUSSIERE partout dans la maison ! On avait bien mis des bâches en plastique, mais faut l’savoir, la poussière est plus forte (et bien plus sournoise).

On a commencé par attaquer la cloison par un angle, en tapant doucement mais sûrement.

Puis on s’est dit que ça serait mieux de (se) faire le plafond de la salle d’eau (car qui dit cloisons encore debout, dit moins de poussière, mouais).

C’est joli en haut, mais en bas, euh … bof.

Et un p’tit tour à la déchetterie, un ! (On en a fait 4 ou 5, jusqu’à ce que la voiture lâche l’affaire et que le pot d’échappement ne se fasse la malle …)

Ensuite, méthodiquement, le mur déjà commencé (celui sur lequel était adossé le meuble de l’évier), en continuant le long du mur côté fenêtres …

… puis en cassant en haut le long des différents tuyaux d’alimentation de la douche et du radiateur de l’ancienne salle d’eau.

Très utiles, les lunettes de protection en bandeau pour les cheveux …

Une fois que l’on a fait une « tranchée », c’est plus simple pour casser de gros morceaux de brique que l’on peut ensuite évacuer à la main directement dans la voiture.

Après un jour de casse, je me suis dit qu’une meuleuse équipée d’un disque brique/pierre pourrait peut-être nous aider dans la découpe de grands morceaux (alors que la masse a tendance à faire beaucoup de miettes).

L’expérience a duré 2 minutes : d’abord, ça fait super peur, et puis regardez cette poussière ! Elle est même visible sur la photo ! On a rangé la bête dans sa malette, elle nous servira à autre chose.

Quand la première cloison a été tombée, il nous est resté une longue guirlande de prises (et oui, si vous y pensez, toutes ces prises étaient au-dessus de l’évier – notre électricien nous les avait neutralisées, heureusement …)

C’est la photo-trophée du « boa de Pouzol » (j’étais ivre de poussière, je pense …)

Arrivés au-dessus du bac à douche, on avait la plus grosse épaisseur de cloison, avec une couche de carrelage de chaque côté (faïence de la douche et de l’évier). Regardez ma petite mimine à côté …

Avant de tomber la seconde cloison, on s’est occupés du plafond côté cuisine, toujours avec des bâches. Je n’ai pas de photos de cette phase, car je les ai prises avec mon téléphone portable (l’appareil photo était vide de batterie) mais je n’arrive pas à les transférer sur l’ordi … meilleure en bricolage qu’en informatique !

Et voilà le résultat ! D’abord avec les gravats encore au sol …

Et le plafond. Je me suis demandé brièvement si le FRAC ne voudrait pas de cette installation d’art moderne dans son catalogue, et puis finalement non. On a tout nettoyé.

Le plombier est ensuite entré en action : il a simplifié la tuyauterie en retirant tout le superflu et en reléguant le reste dans l’angle. On l’a laissé s’occuper du bac à douche – car il a fallu découper l’évacuation qui était installée à l’ancienne – et positionner l’évier.

On a une cuisine vivable.

L’emplacement de l’évier est génial, on a un panorama en 16/9e quand on fait la vaisselle.

La tuyauterie est simplifiée, le radiateur qui était sous la fenêtre de gauche est maintenant relocalisé. Son alimentation est apparente, mais c’est comme ça dans toute la maison, donc ça ne me gêne pas, c’est raccord.

La lumière inonde la pièce maintenant, c’est vraiment LE grand bénéfice de cette transformation – pour l’instant. Je suis sûre que les futurs aménagements vont nous apporter leur lot de satisfactions.

Voilà pour les dernières nouvelles ! Je sais, ça fait beaucoup d’un coup. Pour nous aussi ! Surtout quand on voit la liste – idéale – des choses qui restent à faire maintenant. Et c’est non exhaustif :

- ragréer le sol et changer le carrelage (pour l’assortir à celui du salon et de la véranda)

- refaire l’électricité (l’électricien est sur le coup, on attend son devis)

- faire un faux-plafond là où était l’ancien (pour pouvoir mettre des spots intégrés – et un peu d’isolation)

- retirer le bar et déplacer les meubles en chêne vers leur emplacement définitif

- acheter des meubles standards pour compléter l’aménagement

- faire des plans de travail maison en béton ciré/béton/ciment, à voir …

- tout redécorer : préparer les murs, les peindre, peindre le plafond et les poutres, peindre les meubles en chêne, changer la quincaillerie

- aménager les placards avec des solutions de rangement pratiques (comme des tiroirs à l’anglaise)

- vous inviter à manger pour fêter ça …

 

Des appuis et des seuils

Les travaux de la grande grange ont un peu avancé cette semaine. Une équipe de 5 maçons est venue finir les tours de fenêtres et les ouvertures des portes en réalisant deux éléments essentiels : les appuis de fenêtre et les seuils de porte.

Les ouvertures concernées par les appuis sont les deux fenêtres qui donnent devant (chambre et cuisine) et celle qui donne sur la ruelle derrière (salle de bain).

On nous avait fait choisir des briques pour les appuis : on les a choisies rouge avec des « tâches » noires façon oxydation qui iront bien avec les menuiseries en alu gris anthracite.

Les appuis sont faits en deux temps : une rangée de brique devant (à l’extérieur) et une finition béton derrière (à l’intérieur).

On voit en arrière-plan les maçons travailler sur l’appui de la fenêtre qui donne derrière du côté de la ruelle (future salle de bain).

Après la pose des briques, il faut les jointoyer. La couleur rappelle celle des joints du mur en pierres sèches. Ça me plaît beaucoup.

Une fois finis, les appuis de fenêtres donnent un beau fini aux encadrements. Le petit rebord en béton derrière les briques va accueillir la fenêtre elle-même.

Les ouvertures de porte ont aussi reçu leur finition horizontale : des seuils en ciment. Ça concerne la grande ouverture (qui accueillera une baie vitrée façon loft avec porte intégrée), la porte de la chambre vers la terrasse et la baie vitrée vers la ruelle (elle sera en verre sablé vu la beauté du paysage derrière … no comment).

Il a donc fallu installer un coffrage sur le sol, sur toute la largeur de l’ouverture (plus de 2 mètres pour la grande baie vitrée).

Puis les coffrages ont été remplis avec du ciment frais puis ont été lissés.

Pour imprimer le dessin, les maçons ont utilisé une boucharde (un sorte de rouleau de peintre dont la surface à rouler est recouverte du motif en relief). Ça permet d’imprimer une trame dans le ciment pour éviter que ça glisse trop en hiver par exemple.

Et voilà le travail ! Des appuis de fenêtre bien droits, jolis en plus d’être fonctionnels et des seuils tout aussi rectilignes, lisses et pratiques avec leur relief anti-glisse.

Rectilignes, je vous dis.

Et le mur en pierres apparentes ? Il sèche, le pépère, et il devient de plus en plus beau.

Prochaine étape : l’installation des menuiseries alu couleur gris anthracite (la grande baie vitrée avec porte, une baie fixe, une porte-fenêtre et 3 fenêtres). La grange sera ensuite hors d’eau et hors d’air, ce qui veut dire que l’on pourra commencer l’aménagement intérieur.